Tourisme

Plestin les Grèves / Plistin (prononcé « Plistine ») en breton, est une commune bretonne, située en bordure de la Manche, dans le département des Côtes-d'Armor, en Région Bretagne. Elle porte le nom d'un saint gallois, Gestin (Plou-Iestin).

Ses habitants sont les Plestinais et les Plestinaises.

La ville est récemment devenue célèbre grâce (ou à cause) d’Huguette et Raymond, alias Marion Game et Gérard Hernandez, le vieux couple acariâtre et facétieux de la série Scènes de ménage sur M6. C’est en effet leur destination de vacances favorite.

C’est la commune la plus ‘à l’ouest’ des Côtes d’Armor et plus précisément du Trégor costarmoricain. Elle est située à mi chemin entre Lannion et Morlaix, le long de la route touristique, la D786 qui la traverse de part en part.

C’est l’une des 60 communes qui composent Lannion Trégor Communauté.

Le Trégor (Bro-Dreger en langue bretonne) est une ancienne division administrative et religieuse constituant l'une des neuf provinces de Bretagne. Situé au nord-ouest de la Bretagne, il comprend la partie nord-ouest du département des Côtes-d'Armor et une petite partie du nord-est du Finistère, jusqu'à la rivière de Morlaix. Les villes principales sont Lannion, Morlaix, Perros-Guirec, Guingamp et Tréguier qui en est la capitale historique.

Pour vous inviter à prendre connaissance de Plestin les Grèves et de son histoire… 

Les premières traces humaines laissées à Plestin les grèves sous la forme d’outils de silex remontent à – 300000 ans. Depuis découvertes archéologiques et monuments divers prouvent la présence constante d’une population humaine dans notre petite ville : tombes préhistoriques, stèle, monnaies celtes ou romaines, thermes et temple gallo-romains, chapelles, moulins, manoirs ou châteaux.

A cela s’ajoutent les archives parmi lesquelles une charte datant de 1086. Cette charte évoque la donation du Grand Rocher par Hugues évêque de Tréguier aux moines du Mont Saint Michel qui, eux, savaient gérer les marées !!! C’est lors de cette charte que l’on voit apparaître pour la première fois le nom Plegestin, puis Plestin (1292, 1330), Ploegestin (1481) et de nouveau Plestin qui devint par la suite Plestin les Grèves le 7 juillet 1884 à cause de ses nombreuses plages pour éviter la confusion avec la ville de Plérin.

Saint Gestin est ainsi le fondateur de notre cité. Il serait un de ces nombreux sages partis d’au-delà de la Manche vers le VIème siècle pour peupler une Bretagne devenue exsangue après l’invasion des Barbares. C’étaient des populations bretonnes et chrétiennes qui arrivaient en groupes dans une terre déjà celtique. Les archives nous apprennent aussi l’importance du port de commerce de Toul an Héry situé sur l’embouchure du Douron. Il participait à la richesse économique de Plestin au XVIème, XVIIème et début XVIIIème siècles. Ce florissement explique le nombre important de chapelles, manoirs et châteaux construits à cette période sur le territoire de la commune.

Quelques anecdotes, parmi d’autres, qui intègrent Plestin dans l’Histoire : le 3 juillet 1590, lors des guerres de religion 17 miliciens furent tués sur la lieue de Grève par la garnison royaliste de Tonquedec ; en 1675 des troubles eurent lieu lors de la révolte du papier timbré qui fut appelée aussi printemps des bonnets rouges. Pendant la révolution, la Chapelle Saint Sébastien fut réquisitionnée pour servir d’école. Enfin on peut signaler les dégâts faits par la peste. Au lieu-dit Lazare Coz, une léproserie, 50 personnes furent enterrées en quelques semaines en l’an 1640.

A ces faits incontestés s’ajoutent de nombreux faits divers et légendes qui peuplent l’univers plestinais. Par exemple, le roi Arthur lui-même s’est déplacé pour aider saint Efflam à combattre le dragon et ainsi s’installer dans le canton avec ses compagnons pour évangéliser la population.

Douze siècles plus tard, une superbe rousse assoifée de sang a semé la terreur avec sa bande, égorgeant et cambriolant les passants sur la lieue de grève, seule route pour relier Morlaix à Lannion.

Que de lieux, de récits, de légendes sont donc à découvrir sans oublier les fontaines et lavoirs qui rappellent l’importance de l’eau dans la culture celtique. Elle est celle qui purifie les âmes, celle au fond de laquelle nichent les fées.

Merci à ceux dont la lecture m’a tant appris et qui nous ont maintenant quittés : Désiré Lucas, Jean Boutouiller et Joachim Darsel.

Madeleine Le Corre, conseillère déléguée à la culture et au patrimoine culturel.

 

Pour en savoir plus…

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